comment soigner une Concha Bullosa ?

Très peu connue du public, la concha bullosa est une affection qui touche un grand monde. Associé à un confinement du sinus maxillaire homolatéral, cette maladie est bilatérale dans la moitié des cas recensés. Intéressant n’est-ce pas ? Pourtant, la concha bullosa n’est pas aussi simple à expliquer. Voici donc tout ce qui peut être dit sur le sujet !

Description anatomique de l’activité nasale

Pour bien comprendre la concha bullosa, il faut un aperçu du fonctionnement des parties du corps qui sont concernées. En effet, la partie du corps qui est concernée par cette maladie est le nez. Lors de la première phase de la respiration (inspiration), l’air est humidifié pendant son trajet dans les conchyles. L’humidification se fait au bout de 3 ou 4 conchyles ou conques.

Autrefois dénommés les turbines, les conques sont des cartilages osseux qui se présentent sous forme de coquilles. Elles sont des séparatrices des deux côtés du nez (gauche et droite). Cette fonction est possible grâce à leur positionnement (en face de la cloison nasale). Les conques sont protégées par une multitude de vaisseaux sanguins se trouvant dans une membrane muqueuse.

Il existe trois différentes conques à savoir : la conque inférieure, la conque moyenne, la conque supérieure. La conque inférieure est complètement indépendante contrairement aux deux autres conques. Les conques moyennes et supérieures font, en effet, partie de l’os appelé l’ethmoïde. Chacune des conques représente une voie respiratoire par laquelle passe de l’air.

Les passages créés par les conques sont directement reliés aux cavités sinusales. Pour commencer, entre le fond de la cavité nasale et la conque inférieure se trouve le canal lacrymal. La voie située au centre donne accès à l’ouverture aux sinus frontaux et maxillaires. Alors que le passage, se trouvant au niveau supérieur, débouche sur le sinus sphénoïdal.

Concha bullosa : Définition

La concha bullosa est l’appellation scientifique de la pneumatisation de la conque moyenne. En d’autres termes, une poche d’air se trouve dans la conque du centre. La conque bulleuse (concha bullosa en français) est considérée comme une déviation anatomique. Bien qu’elle soit courante, elle n’entraine pas forcément des difficultés de sinus.

Toutefois, lorsque la concha bullosa est associée à des turbines agrandies, un problème se pose. En effet, les sinus ne pourront plus se vider correctement à cause de leur blocage. En étant de moins en moins bien drainés, les sinus vont s’infecter régulièrement. Aussi, le malade est prédisposé à subir une diffraction du septum.

Concha bullosa : les symptômes

Avant tout, il est essentiel que vous preniez connaissance d’un point essentiel. Les manifestations de la conque bulleuse dépendent entièrement du volume d’air présent dans le turbin moyen. Lorsque la quantité est plus importante, les symptômes sont plus perceptibles. Par ailleurs, la gravité de la maladie s’indique par l’intensité des symptômes.

En guise de symptômes, il y a les douleurs autour des yeux et l’obstruction nasale. La personne touchée par la concha bullosa ressentira des douleurs constantes dans la zone des yeux. En fonction de la gravité, cette souffrance peut durer entre quelques heures et plusieurs jours. Quant à l’obstruction des narines, elle est quasi présente.

Concha bullosa : comment la détecter ?

La première chose à faire à l’apparition des symptômes est de se rendre à l’hôpital. Le médecin devra donc procéder à un examen dénommé la tomodensitométrie. Il s’agit d’un scanner qui permet d’observer les turbines. Les conques normales apparaissent en gris clair à l’écran. Par contre, la présence d’air donnera une couleur noire au milieu des turbines.

Après cette observation, le médecin recherchera l’étendue de la concha bullosa. Pour le faire, il vérifiera si la poche d’air se trouve d’un seul côté ou des deux. En outre, une vérification sera faite au niveau de la cloison nasale. Le but est de savoir si une déviation est présente. Ainsi, le médecin pourra avoir toutes les informations pour choisir le traitement adéquat.

Concha bullosa : les différents traitements

La concha bullosa ne nécessite pas de traitement dans la majorité des cas. Cette résolution est due au fait que les symptômes ne sont pas alarmants. Par contre, s’il devait avoir un traitement, le patient devra subir une opération chirurgicale. Cette intervention servira à éliminer la poche d’air se trouvant dans les conques. À cet effet, il existe trois types de chirurgies à effectuer.

Résection du turbin

Cette méthode chirurgicale consiste à faire l’ablation complète ou partielle de la conque. Se faisant, le médecin accomplit deux tâches à savoir : la suppression de la conque bulleuse et la consolidation de la circulation de l’air. Dès que la conque est enlevée, le tissu est cautérisé et un tampon nasal est posé pour diminuer le saignement.

Écrasement

L’écrasement est une technique couramment utilisée pour remédier à la concha bullosa. Cette opération chirurgicale se fait sous anesthésie générale appuyée d’un endoscope. L’objectif visé est d’éliminer la poche d’air sans endommager les vaisseaux sanguins se trouvant sur la conque centrale. Pour cela, l’opération se fera en plusieurs étapes :

  • injection de l’épinéphrine à la conque pour réduire la taille des vaisseaux sanguins ;
  • opération des sinus ;
  • usage de pince pour presser la concha bullosa de haut en bas.

Cette dernière étape se fait également sur l’arrière pour éviter des dommages à la conque.

Turbinoplastie

Il s’agit, dans ce cas, de faire une incision afin de retirer des tissus et de l’os. L’ouverture est faite au niveau de la corne. Il faut souligner que le prélèvement d’os se fait en petite quantité. Par contre, les tissus doivent être suffisamment retirés. Ensuite, l’entaille faite est refermée délicatement.

En conclusion, la concha bullosa est vraiment présente dans la société. Il est estimé entre 16 et 53 cas diagnostiqués sur 100 patients consultés. Bien qu’elle se guérisse seule, il peut arriver qu’il faille une intervention chirurgicale. Tout est mis en œuvre pour que cette solution soit mise en application aisément. À ce propos, il y a 3 méthodes performantes qui sont disponibles. Mieux, elles sont pensées et réalisées pour éviter les saignements abondants après l’éradication de la poche d’air.

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